Mécénat de compétences, inclusion numérique, intelligence artificielle : la fondation du cabinet de conseil Tasmane poursuit son action sous l'égide de la Fondation Dauphine, dont elle devient la deuxième fondation abritée.

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Pour les associations, le numérique est souvent un casse-tête : des outils à choisir, des budgets serrés, personne en interne pour s'en occuper. C'est à elles que la Fondation Tasmane s'adresse depuis 2021. Le cabinet de conseil met ses consultants à leur disposition, en mécénat de compétences, pour les aider à y voir clair.

Son action couvre quatre champs : rendre le numérique accessible à tous, alerter sur ses dérives, encourager des usages plus sobres, et soutenir les acteurs de l'intérêt général près de chez eux.

Quinze associations en ont déjà bénéficié. Les équipes y ont consacré près de 230 jours, avec le même niveau d'exigence que pour un client du cabinet.

Sonia Adam-Ledunois, enseignante-chercheuse et vice-présidente de l'Université Paris Dauphine-PSL, en charge des partenariats et relations entreprises, siège au comité exécutif de la Fondation Tasmane depuis trois ans et demi. Ce nouveau partenariat a mûri au fil de ces échanges.

 

« On a choisi Dauphine à dessein. C'était un vrai choix éclairé, par proximité d'abord : un certain nombre de Tasmaniens sont des anciens de l'université. Mais on l'a choisi aussi pour la capacité à échanger avec les enseignants-chercheurs, et à trouver des terrains d'analyse sur l'impact du numérique dans la société. »
David Gelrubin, président de la Fondation Tasmane

 

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Des sujets communs

Tasmane rejoint le Cercle du numérique de Dauphine, où le cabinet retrouve Orange et Murex. Ensemble, ils cherchent comment faire de l'intelligence artificielle un progrès pour tous.

« L'ambition de ce cercle, c'est d'accueillir des acteurs de toutes tailles. Avec des gens habitués au mécénat de compétences auprès des associations, on peut avancer utilement sur les enjeux éthiques et humains de la transformation liée à l'intelligence artificielle. »
Pierre Laniray, responsable du Cercle du numérique

Le partenariat permettraégalement de créer des liens entre des acteurs qui ne se croisaient pas jusque là. D'un côté les associations accompagnées par Tasmane, de l'autre les chercheurs de Dauphine, qui travaillent sur les mêmes sujets : inclusion numérique, biais des algorithmes, usages de l'intelligence artificielle.

« Il y a une énergie qui va se mutualiser. D'un côté Tasmane, qui apporte du mécénat de compétences. De l'autre l'université. Et une même préoccupation : que cette transformation numérique maintienne une relation humaine profonde, et ne se fasse pas au détriment de l'humain. »

Pourquoi se placer sous l'égide de la Fondation Dauphine

Le 15 septembre 2026, Vincent Montagne, président de la Fondation Dauphine, a ouvert la matinée.

« Nous sommes très heureux d'accueillir la Fondation Tasmane. Héberger d'autres fondations est un acte naturel pour une fondation importante. Après la Fondation Madeleine, la Fondation Tasmane vient montrer la capacité et la simplicité de l'organisation que peut mettre en œuvre la Fondation Dauphine. »

Une fondation abritée garde son nom, ses projets et son comité. Elle y gagne un cadre juridique et fiscal, une gestion assurée, et surtout un campus vivant où chercheurs, étudiants et entreprises se côtoient.

Les associations invitées par Tasmane, Share it, Femmes@Numérique, Entourage, Goodpoint et la Fondation Prairial, ont rencontré les équipes de la Fondation et de l'université. Elles ont confronté leurs besoins de terrain aux travaux des chercheurs et plusieurs rendez-vous sont déjà pris.

Dans son dernier rapport d'activité, David Gelrubin annonçait « un nouveau chapitre qui reste à écrire ». À Dauphine, il ne manquera ni de lecteurs ni de co-auteurs.

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