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Quand KPMG Avocats et l’Université Paris Dauphine-PSL accompagnent concrètement les entrepreneurs de demain
Depuis 2022, KPMG Avocats, la Clinique juridique et l’incubateur de l'Université Paris Dauphine-PSL unissent leurs expertises pour accompagner les startups incubées tout en formant les étudiants en droit à travers des cas réels. Une collaboration concrète, professionnalisante et engagée au service de l’entrepreneuriat.
Soutenir l’entrepreneuriat ne se limite pas à financer des projets. C’est aussi permettre aux entrepreneurs d’être accompagnés concrètement dans les défis qu’ils rencontrent au moment de structurer leur activité. Car derrière chaque startup incubée se cachent rapidement des questions essentielles : comment protéger son idée ? Comment structurer juridiquement son projet ? Comment anticiper les risques liés aux données, aux contrats ou à la propriété intellectuelle ?Â
C’est précisément pour répondre à ces besoins très concrets qu’est né, en 2022, le partenariat entre KPMG Avocats, la Clinique juridique et l’Incubateur de l’Université Paris Dauphine-PSL, avec le soutien de la Fondation Dauphine. Une collaboration qui réunit étudiants, avocats et entrepreneurs autour d’un objectif commun : transformer des idées en projets solides, structurés et durables.Â
Une collaboration vivante, au cÅ“ur des enjeux entrepreneuriauxÂ
Initiée par Marie-Pierre Hoo, Associée Responsable Doctrine Tax chez KPMG Avocats, cette collaboration s’est rapidement imposée comme un dispositif structurant à la fois pour les entrepreneurs accompagnés, pour les étudiants et pour les équipes du cabinet. En quatre ans, elle a mobilisé 184 étudiants, 37 avocats et permis d’accompagner plus de 50 startups. Mais au-delà de ces chiffres, c’est une dynamique humaine et collective qui s’est installée.Â
« Ce partenariat est intéressant à plusieurs niveaux : pour les startups, pour les étudiants mais aussi pour nos avocats », souligne Florence Olivier, Avocate Associée.Â
Chaque année, une dizaine de startups incubées rejoignent le programme dans le cadre des enseignements de droit de l’Université Paris Dauphine-PSL. Des étudiants de Master 1 et Master 2 travaillent alors en équipe sur des problématiques réelles rencontrées par les entrepreneurs. Un projet pleinement intégré à leur cursus universitaire et évalué dans le cadre de leur formation. Aux côtés des étudiants, des avocats de KPMG Avocats apportent leur expertise, les accompagnent dans leurs recherches et les aident à structurer leurs analyses tout au long de l’année.Â
Très vite, une réalité apparaît : les entrepreneurs arrivent avant tout avec des enjeux business, de développement ou de commercialisation, sans toujours réussir à identifier précisément les implications juridiques associées. C’est là que la collaboration prend tout son sens. Ensemble, étudiants et avocats apprennent à traduire ces besoins entrepreneuriaux en véritables problématiques de droit, avec une approche concrète, pédagogique et directement utile pour les startups accompagnées. Â
Apprendre en faisant, au plus près du réelÂ
Pour les étudiants, l’expérience est fondatrice. Ils ne travaillent plus sur des cas théoriques, mais sur des projets vivants, portés par des entrepreneurs. « C’est leur première mise en situation professionnelle. Ils découvrent ce que signifie accompagner un client, comprendre ses attentes, structurer une réponse », explique Katell Piboubès, en charge de la coordination du partenariat chez KPMG Avocats.Â
Très vite, ils prennent la main. Organisation des échanges, conduite des recherches, production des livrables : tout repose sur leur implication. Les avocats interviennent alors comme des mentors, apportant leur expertise et leur exigence professionnelle. Cette immersion révèle aussi une réalité essentielle du droit : sa transversalité. Une même problématique peut mobiliser plusieurs disciplines et nécessiter une approche collective, au cÅ“ur de l’ADN de KPMG Avocats.Â
Apprendre à poser les bonnes questionsÂ
L’un des apports les plus précieux du dispositif réside dans la capacité à reformuler les enjeux. « Souvent, le premier travail consiste à identifier le vrai problème de droit », explique Meghann Le Roux, avocate. Car derrière une question business se cachent souvent des enjeux juridiques structurants. Une startup souhaitant déployer des batteries en libre-service s’interrogeait ainsi sur son modèle de commercialisation. Le travail des étudiants et des avocats a permis de faire émerger les véritables sujets : propriété des équipements, responsabilité, conditions d’exploitation.Â
D’autres projets arrivent avec des ambitions internationales, sans avoir sécurisé les bases sur leur marché domestique. Dans ces situations, le rôle des équipes est clair : aider à prioriser, structurer et parfois revenir aux fondamentaux.Â
Structurer et sécuriser les projets entrepreneuriauxÂ
Pour les startups, l’impact est immédiat. Les sujets abordés touchent au cÅ“ur de leur développement. Structuration juridique, propriété intellectuelle, protection des données ou encore conditions de vente deviennent des leviers de sécurisation.Â
« On ne remet pas en cause les projets mais on permet aux startups d’anticiper des risques qu’elles n’avaient pas identifiés », explique Antoine Jarlot, avocat.Â
Ce travail en amont change la trajectoire des projets. Il permet d’éviter des erreurs, de mieux anticiper les étapes clés et de construire sur des bases solides.Â
« Un cadre juridique clair et sécurisant » : le regard d’un entrepreneur incubéÂ
Pour Ariel Pariente, étudiant à  Université Paris Dauphine-PSL et entrepreneur incubé, cette expérience a marqué un véritable tournant dans le développement de son projet. À l’époque, son application basée sur l’intelligence artificielle pour simplifier l’organisation de séminaires en est encore à ses débuts. L’idée est là , mais le cadre reste à construire. Comme beaucoup d’entrepreneurs, il avance avec des intuitions plus qu’avec des certitudes. Les enjeux juridiques sont présents, mais encore difficiles à cerner. Â
« J’avais une idée claire, mais sans cadre juridique formalisé. Les problématiques étaient floues. »Â
L’accompagnement lui permet alors de structurer sa réflexion et de mieux comprendre les fondamentaux nécessaires au lancement de son activité. Très vite, il est frappé par la qualité du travail fourni par les étudiants, leur rigueur et leur capacité à s’approprier un sujet complexe. Au fil des échanges, les décisions se précisent, les risques sont identifiés et certaines orientations sont ajustées. Ce travail en amont lui permet notamment d’anticiper des points sensibles dans la structuration de son projet.Â
Avec le recul, Ariel résume simplement l’apport de cette expérience :Â
« Un cadre juridique clair et sécurisant pour développer mon projet. »Â
Une exigence pédagogique forteÂ
Au-delà du fond, la forme des livrables est un élément clé de l’évaluation. « Les meilleures équipes sont celles qui proposent des livrables clairs, structurés, compréhensibles pour des non-juristes », souligne Hélène Joyau, avocate.Â
Certaines équipes vont plus loin en adoptant des approches de legal design, rendant les analyses plus accessibles et directement exploitables pour les entrepreneurs. L’exemple de la startup Nova Prépa en est une illustration marquante. Portée par une doctorante, elle propose une plateforme de préparation scientifique en ligne. Les étudiants ont travaillé sur des enjeux de propriété intellectuelle, de protection des données et de commercialisation. Leur restitution a permis à la fondatrice de mieux comprendre les risques, d’identifier les actions à mettre en place et de sécuriser son développement.Â
Un engagement fort au service de l’entrepreneuriatÂ
Ce dispositif repose entièrement sur l’engagement volontaire des avocats de KPMG Avocats. « Nous sommes toujours surpris par le nombre d’avocats qui souhaitent s’engager, sans rémunération spécifique », observe Florence Olivier. Cet engagement s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer activement à l’écosystème entrepreneurial. Transmettre, accompagner, partager des compétences : autant de leviers qui donnent du sens à leur métier. Pour les avocats, c’est aussi une opportunité d’apprentissage.Â
« Les startups d’aujourd’hui sont les clients de demain », rappelle Antoine Jarlot. Ils découvrent des projets innovants, explorent de nouvelles problématiques et restent connectés aux évolutions du marché.Â
Une collaboration appelée à durerÂ
Après quatre années d’existence, le partenariat continue de se renforcer. « Tant qu’il y a cette envie, côté étudiants, startups et avocats, il n’y a aucune raison que cela s’arrête », conclut Florence Olivier. Le dispositif évolue chaque année, s’adapte aux nouveaux enjeux et s’enrichit des retours d’expérience. Mais son essence reste la même : créer une passerelle concrète entre formation académique, expertise professionnelle et réalité entrepreneuriale.Â
Une passerelle concrète pour entreprendre autrementÂ
Cette collaboration incarne une conviction forte : l’apprentissage passe par l’expérience. En réunissant étudiants, entrepreneurs et professionnels, elle crée un écosystème vivant, où chacun apprend, transmet et progresse.Â
Soutenir l’entrepreneuriat, c’est aussi cela. Donner les bons outils, au bon moment, pour transformer une idée en projet durable.Â